Me voilà tenaillé par la pression de l'éditeur, le lourd silence
éloquent à la tension latente du coup de coude insistant de l'Oeil de
Moscoucou californien !
Eh oui Marco Zucko, lui-même, s'intéresse à
moi. Faut dire qu'il sait vite repérer les génies de la nouvelle
génération le bonhomme. Et des fois après ce repérage qui l'épuise, faut
qu'il se repose à lire ma prose à petites doses.
Et il se trouve que bon, restons modeste, le gourou se rabaisse en vraie groupie orwellien
ne
en m'élevant un peu trop haut, j'ai le vertige. N'y a-t-il pas quelques
semaines que je me prélasse après avoir éternué mon trop plein de
bouillon de cube de nerfs bien concentré sur cette jolie page, que
Marcus m'envoie des notifications "Monsieur l'orateur à la faconde en
vadrouille, vos lecteurs n'ont pas de nouvelles de vous, si cela vous
ravit, je vous en supplie, montrez nous la voie de la sagesse, écrivez
une publication" (de vilaines langues vertes pétries de la vase du
quolibet prétendent que ce sont des notifications automatiques de
Facebook, n'y prenons garde).
He oh, Zuckyky le belître, il croit que c'est facile d'aligner des mots
sur l'absurdité du quotidien quand on émerge à peine d'un lundi
automnal grisailloux à l'actualité normalement terne comme le fond de
mon oreille gauche (je préfère laver la droite, question de prudence),
quand le monde est aussi prévisiblement infect que ce fruit ignoblement
répulsif qui pousse sur l'arbre Provence et que l'on dénomme "olive" *
avec un chat qui vous balance les fesses dans les yeux pendant qu'on
s'escrime au clavier !
Alors autant dire que croire que je puisse parer au manque d'inspiration avec un si mauvais sujet, ça n'aurait pas de sens !
* (si l'olivier n'est pas une affreuse bête qui ne tient pas sa parole,
expliquez-moi comment nous avons encore des guerres après qu'on se soit
amusés à parsemer tout un continent de rameaux d'olivier depuis des
millénaires ah !).